Enfin

Après une longue absence, j'en conviens, je réécris ici. En fait, le temps me manque, et la motivation aussi d'ailleurs... Ma pensée est étouffée par les trop nombreux travaux du programme d'études international: et il en résulte que je n'ai rien à dire.

Enfin, je dirai peut-être que le secondaire craint, et une fois cette vérité énoncée qu'on se fait chier à l'école, je pourrai ajouter que je vais très certainement m'en ennuyer puisque ça irait avec les contradictions de ma personne.

Ces temps ci, je me sens drôlement insensible et inatteignable. C'est cool. J'en profite pour travailler sur moi-même, mais sans grand enthousiasme puisque je n'en vois pas vraiment l'utilité: je ne vise aucun but en particulier, j'attends seulement de vouloir quelque chose à nouveau. C'est étrange l'existence quand on n'a pas de rêve; j'ai davantage l'impression de survivre que de vivre, mais je me m'inquiète pas de mon état puisque je ne me soucie plus de rien. Je me demande pourquoi je prends la peine d'écrire ça ici, étant donné que même le fait de communiquer cette idée avec les autres ne m'intéresse pas.

Bref plutôt que de poursuivre l'inanité de ce monologue, je vais vous laisser, très chers.

Cependant, j'ai appris quelque chose; mon conseil est celui-ci: lorsque qu'un groupe ou bien un individu ne vous considère pas, ne le prenez pas comme un défi. Foutez-vous de lui à votre tour, ou bien débarassez-vous en. Il ne sert à rien de s'entourer de personnes qui ne nous valorisent pas. Anyway, en se foutant du monde, on obtient un peu de considération, dont il faut se foutre, évidemment.

Je suppose que je suis inintelligible. Tant pis.



# Posté le vendredi 26 octobre 2007 23:48
Modifié le samedi 27 octobre 2007 01:47

Voluptueuse déchéance

Voluptueuse déchéance
Toujours, je revêts le rôle de la victime. Dans mon inconscient, je rêve qu'on me piétine, qu'on me brise, qu'on m'achève. Qu'un être sans pitié ni coeur se délecte de la vue saisissante de la souffrance sur mon visage que seul lui peut soutenir.

Qu'enfin j'aie cette euphorie qu'est d'être la martyre de la scène et qu'on glorifie ma pureté. Qu'on présente mon agonie dans un stade et que toute l'innocence et la naïveté de mes sentiments cruellement trahis soient source d'indignation générale.

Ce qui est honteux, c'est que j'acquiece à ce sort misérable, sinon pourquoi serais-je cette enfant naïve et larmoyante, pourquoi aurais-je un visage angélique si ce n'était pas pour me faire défigurer par un monstre sans vergogne? C'était la plus parfaite des fins possibles.

C'est ainsi que je me parai de la plus belle de mes robes et que je colorai mes paupières de pourpre le jour de mon meurtre. J'étais destinée à cette fin cruelle et tragique, je l'avais élue comme étant ma destinée, trop sacrée pour subir une existence si insipide qu'était le bonheur béat dont rêvent toutes les âmes salies.

Et toi, tu n'aspires à rien d'autre que d'avoir ce privilège qu'est de me détruire, riant de ma honte et de ma tristesse devant tous. Mon regard baissé exalte tes sens, tandis que je suis subjuguée par la beauté poétique de cet instant dramatique dont je suis, et moi seule, la vedette.

Que mon amour soit mon bourreau afin que ma mort soit extase.
# Posté le jeudi 19 juillet 2007 01:16
Modifié le jeudi 19 juillet 2007 01:44

Adieu sentimentalisme!

Adieu sentimentalisme!
Ces six derniers mois furent incontestablement les pires de ma vie, mais aussi furent-ils ceux qui m'aient le plus porté fruit sur mon apprentissage de la vie, du monde qui m'entoure et de moi-même.

J'avais fait l'incommensurable erreur (comme beaucoup sur ce forum d'ailleurs) de m'accrocher maladivement à une personne au point d'en faire un sens à ma vie. Je me voyais telle une Martyr, me complaisant dans mon statut de victime dans cet amour «pur» que je ressentais. Tout cela sans me rendre compte que j'étais l'unique fautive de ce désespoir et que ma souffrance n'avait rien d'admirable en soi.

Évidemment, il m'en fallut beaucoup pour que je lâche prise, mais ayant un minimum d'orgueil, j'ai coupé tout lien avec lui, mais aussi l'essentiel: j'ai cessé d'espérer.

Ce fut mon premier processus de remise en question, mais n'eut-il pas fallu que je ne remette pas en question que ma personne, mais aussi la vie en elle-même. Aussi, je sombrai dans la dépression la plus totale, tenaillée par des angoisses existentielles et un profond dégoût pour la vie (car la mienne avait perdu son sens). Pathétiquement, je pleurai sans arrêt toutes mes soirées jusqu'à ce que cela me fatigue que le sommeil ne me gagne.

Aujourd'hui, je ne trouve encore que peu d'intérêt à ce monde qui m'a tant fait souffrir. Pourtant, je suis fière de cette réussite, de ce détachement que j'ai réussi à obtempérer en moi, d'avoir muri à une vitesse vertigineuse. Avant, je n'étais que l'esclave de mon sentimentalisme exacerbé. J'étais un être borné incapable de remise en question, en fait: un personnage stupide... et surtout d'une naïveté horripilante.

Cet incident peut paraître si ridicule, que je conçois que je sus en obligation d'avoir honte de ma réaction exagérée. J'ai réagis de manière concrète alors que j'avais l'habitude, même la manie, de ne jamais laisser savoir ce qui me torturait où me contentait. C'est pourquoi mon entourage ne crut pas à mon manège de dramaturgie, me croyant incapable de sentiments aussi forts, alors que je n'avais jamais montré qu'un intérêt subtil et détaché à celui qui est la cause de cette merde.

Bref, je me suis retrouvée à nue, vulnérable, chétive, méprisable. J'en ai emmerdé tant avec mon problème que mes proches virent l'étendue de tout l'égocentrisme qu'il y a en moi et s'éloignèrent, pour certains.

Mais je me surprends désormais à jauger l'amour et ces sentiments dits purs avec une froide logique qui m'effraie et qui leur arrache leur beauté. Ma douleur m'a transformée en un être hautement philosophique et frigide. Tout cela m'ennuie.
# Posté le dimanche 08 juillet 2007 02:36
Modifié le dimanche 08 juillet 2007 02:48

I'm a dreamer... because reality can't satisfy me

I'm a dreamer... because reality can't satisfy me

I dreamt so long of a perfect world and prayed so hard for a spark of hapiness. Now I'm so tired, so tired of my life, so bored, so tired of people, so tired of missing you... I would want to escape this fucking world that doesn't mean anything that is true. I would want to see the infinity of the sky. Want to learn the world as an autodidact. I want be to dependant of nobody. The entire freedom, finally. I want to see the world with the eyes of a child. Splendid thing.

Especially, wanting to feel something beautiful again.
# Posté le dimanche 29 avril 2007 23:12
Modifié le lundi 30 avril 2007 00:34

La satire et l'ironie

La satire et l'ironie
Bon, je mets ici un de mes travails de français histoire de varier et de poster. Un travail concernant l'emploi de la satire et l'ironie dans la littérature (inspirant...).

La satire et l'ironie dans la littérature


L'ironie, étant un type d'humour moins conventionnel que l'humour traditionnel, tire son intérêt de son aptitude à critiquer les faits en maniant habilement finesse et subtilité. Grâce à ses particularités avantageuses, la littérature ne tarda pas s'approprier cette figure de style dans ses classiques. La satire et l'ironie furent donc employées à des fins dénonciatrices de la condition de l'époque, notamment dans Le malade imaginaire et dans Candide. De plus, l'intérêt que suscite l'humour noir fut en partie responsable du succès de nombre d'œuvres littéraires.

De prime abord, la satire et l'ironie ont longuement contribué à dénoncer les incohérences d'une société inégalitaire. Par exemple, dans Le malade imaginaire, on l'emploie afin d'afficher à un public concerné par ces aberrations à quel point le domaine de la médecine est truffé d'erreurs et prend profit de ses acheteurs. Dans Candide, on l'utilise davantage pour se moquer de l'idée de l'optimisme (la théorie de Pangloss) et de la valeur de la religion. Dans ces deux cas, l'ironie, dans sa violence dissimulée, a un grand impact sur la vision de la société. Évidemment, avec le temps et du recul, la mentalité a changé tout l'illogique des anciennes époques devient évident.

Dans un autre ordre d'idées, l'humour noir, étant élaboré, est efficace et intéressant tout en laissant place à l'analyse. En effet, son côté choquant et dénonciateur ne fait que décupler le dynamisme des œuvres marquées par un certain cynisme envers la société. En ces époques, ne pouvant expliquer clairement et ouvertement leur opinion controversée concernant certains aspects du système tel que la religion, ceci étant considéré comme inadmissible, les artistes ont dû employer la satire et l'ironie afin d'exprimer leur vive opposition. On met l'accent sur l'ignorance d'un peuple face à une réalité qui paraît flagrante dans des écrits où les faits sont exagérés de manière à nous faire comprendre le vrai sens des choses.

En conclusion, je dirais que l'emploi de l'ironie est un grand bénéfice pour la littérature, car il permet d'expliquer les choses d'une manière détournée, pouvant passer inaperçue aux yeux de certains lecteurs inattentifs ou insensibles à la thèse de l'auteur. Les procédés stylistiques sont nombreux à prendre profit de la satire et font la richesse des écrits. D'ailleurs, lorsqu'on prend position à l'encontre d'un sujet, quel qu'il soit, cela engendre des conflits d'idées qui sont sujets à la popularité d'un écrit, que ce soit des critiques bonnes ou mauvaises.

- En collaboration avec Aurélien ^^.
# Posté le dimanche 29 avril 2007 19:25
Modifié le lundi 30 avril 2007 00:17